Interview // John Wilhelm

Découvrez l’univers atypique de John Wilhelm, photographe passionné, qui nous emmène dans un monde digne de Tim Burton.

John Wilhelm a 45 ans et vit avec sa compagne et ses trois filles (Yuna, 2 ans, Mila, 4 ans, et Lou, 7 ans) à Winterthour, une ville suisse située à environ 25 km de Zurich. Il est responsable de l’IT à la School of Teacher Education, à Zurich, et pratique la photo pour son plaisir… et pour le nôtre ! Les sujets de prédilection de John Wilhelm ? Ses trois filles et sa compagne, qui se prêtent volontiers à ses facétieuses mises en scène.

 

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John Wilhelm, quand êtes-vous devenu contributeur de banques d’images et quel a été le déclencheur ?

En fait, j’ai commencé il y a un moment. J’ai uploadé mes créations sur d’autres banques d’images, mais je détestais tout le process à suivre avant qu’une seule image ne soit mise en vente. Donc je ne le faisais pas systématiquement, seulement de temps en temps. Il y a quelque temps, j’ai lu qu’un photographe vendait ses images sur Fotolia avec beaucoup de succès. Et je me suis dit : « Pourquoi n’essaierais-tu pas ? » Et puis, il y a vraiment beaucoup de travail dans mes images. Alors, pourquoi ne pas gagner quelques dollars avec ? Au moins, je devais essayer.

 

Comment décririez-vous votre style personnel ? Où trouvez-vous votre inspiration ?

Je qualifierais mon style d’esthétiquement drôle, bien que créer des images drôles n’ait jamais été dans mes intentions. J’essaie juste de réaliser les idées qui surgissent tout le temps dans ma tête (et mon problème, c’est le temps, pas le manque d’idées) et, je ne sais pas pourquoi, ces idées sont généralement drôles. Pour autant que je me souvienne, j’ai toujours été un farceur, je ne peux pas rester sérieux très longtemps. Je pense que mes images montrent assez bien cet aspect de ma personnalité (d’autres de mes images montrent un aspect différent, plus profond, qui est presque aussi fort, mais sans doute moins visible). Et, je suis désolé, je ne peux pas expliquer comment les idées surgissent. Elles me viennent, là, tout à coup. Mais, bien sûr, je réfléchis tout le temps aux projets à venir et à ce qui pourrait être créé, et je pense qu’il y a une sorte de processus qui s’exécute en tâche de fond dans ma tête, de manière subliminale, et qui alimente continuellement la réflexion et m’envoie de temps en temps les idées finales.

 

Pouvez-vous nous en dire plus sur les modèles qui apparaissent si souvent dans vos photos, est-ce votre famille ?

Oui. La plupart du temps, il s’agit de Lou, ma fille aînée. Elle a vraiment beaucoup de talent, mais c’est également génial et amusant de travailler avec mes autres filles. Je n’ai pas assez de temps pour louer les services de modèles professionnels ou pour voyager à travers le monde, c’est pourquoi j’ai commencé à nous mettre en scène mes filles et moi il y a quelques années. Une chance, ce compromis est devenu pour moi une formule à succès.

 

Quelles émotions cherchez-vous à provoquer chez ceux qui regardent vos images ?

Je suis heureux quand les gens rient, ou au moins sourient, en regardant mes photos, ou si une image leur va droit au cœur, comme “Into the poppies” (en français : “Dans les coquelicots”). Et ce que j’adore, c’est quand mes images inspirent les autres et les incitent à devenir créatifs.

 

Dites-nous comment vous réalisez certaines scènes amusantes et fantastiques montrant des animaux…

Je prends souvent des photos dans toutes sortes de musées (seulement quand c’est autorisé). Bien sûr, on trouve aussi de superbes animaux dans la nature ou les zoos, mais ceux que vous croisez dans les musées consacrés à la nature restent formidablement calmes face à votre appareil photo. Vous pouvez même faire du focus stacking (ce qui est carrément impossible avec des animaux vivants). De retour à la maison, je commence à travailler avec les meilleurs clichés et parfois une idée émerge dans les jours, les semaines ou les mois qui suivent (ou jamais) de ce que je pourrais faire avec cet animal ou cet objet.

 

Quels aspects prenez-vous en compte quand vous photographiez à des fins commerciales ? Est-ce important pour vous de suivre les tendances pour accroître vos ventes ?

Je n’ai jamais pris de photos pour les vendre (jusqu’à présent). Je sais que je pourrais probablement gagner quelques dollars de plus si je le faisais. Mais la photo reste mon hobby. Je veux d’abord prendre du plaisir en créant des images et être créatif. Si ça se vend… super ! Sinon… ça m’est égal.

 

Y a-t-il des photographes et artistes numériques qui vous inspirent ?

Oui, des centaines. Bien sûr, je surfe très souvent sur des sites de photos comme 500px, Flickr, 1x.com, etc. Ça ne serait pas très sympa d’en citer seulement quelques-uns ici, parce que je suis inspiré par l’éclectisme de milliers d’entre eux.

 

Quel est votre équipement de voyage ?

Un Sony A7R II, un sac à dos Boblbee, un trépied Gitzo avec une rotule Novoflex, une télécommande, cinq batteries, un imperméable et presque tous les objectifs Sony.

 

Avez-vous une photo préférée ? Commentez-la pour nous…

Sans hésiter, c’est “Into the poppies”. Pour trois raisons principalement. D’abord parce que cette photo me touche. J’en pleurais presque lorsque je l’ai achevée. Ensuite parce que c’était (et ça reste) ma photo la plus populaire (en termes de vues, de mentions J’aime, de reposts, etc.). Enfin parce que ça a été ma première composition dont j’ai vraiment été satisfait. Bien sûr, aujourd’hui, je changerais certaines choses. La ligne d’horizon de coquelicots pourrait être améliorée, les cheveux de la gamine et quelques autres détails…

 

Into the poppies (Dans les coquelicots). © John Wilhelm – Fotolia
Into the poppies (Dans les coquelicots). © John Wilhelm – Fotolia

 

Comment conduire un lapin blanc. © John Wilhelm – Fotolia
Comment conduire un lapin blanc. © John Wilhelm – Fotolia

 

Lavage de morse. © John Wilhelm – Fotolia
Lavage de morse. © John Wilhelm – Fotolia

 

Apprendre à voler. © John Wilhelm – Fotolia
Apprendre à voler. © John Wilhelm – Fotolia

 

Le dîner est servi ! © John Wilhelm – Fotolia
Le dîner est servi ! © John Wilhelm – Fotolia

 

Innocence désarmante… © John Wilhelm – Fotolia
Innocence désarmante… © John Wilhelm – Fotolia

 

Sur son compte Facebook, Wilhelm dévoile les secrets de ses montages photo. Du travail d’artiste ! Découvrez également son travail sur son portfolio Fotolia.

 

Interview réalisée en partenariat avec Fotolia. Propos recueillis par Patrick Zemour.

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